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La maison du patrimoine Art Déco

Grâce à son histoire, ma ville, Casablanca, a hérité d’un riche patrimoine architectural Art déco, construit par des architectes français durant le protectorat (1912-1956), mais encore très peu connu et exploité par le public. Bien que cette architecture constitue un élément central du patrimoine de la ville, les étudiants en écoles d’art et d’architecture se trouvent confrontés à de nombreuses difficultés : manque de moyens, absence de véritables espaces de travail, et accès limité à la documentation, ce qui freine leur apprentissage et leur capacité à s’approprier ce patrimoine.

 

Ce projet vise à proposer une solution concrète à cette problématique, en réinvestissant la villa « Les Tourelles », un symbole emblématique du patrimoine casaoui aujourd’hui abandonné. Construite en 1930 par Marius Boyer, cette villa est un exemple remarquable de l’architecture Art déco introduite sous le protectorat français. Sa symétrie, ses façades blanches rehaussées de plâtres jaunes, ses mosaïques aux tons bleus et verts, ses tuiles vertes et ses ferronneries caractéristiques en font un joyau architectural unique.

La villa « Les Tourelles » se prête ainsi parfaitement à la réconciliation des Marocains avec leur patrimoine culturel, en offrant aux étudiants des espaces fonctionnels et accessibles pour travailler et consulter la documentation. L’idée est de transformer ce lieu historique en un centre vivant et pédagogique, où l’architecture du bâtiment dialogue avec la modernité des usages. L’intérieur sera conçu pour être simple, chaleureux et convivial, favorisant la circulation et l’exploration des visiteurs.

 

Au-delà de l’aspect éducatif, ce projet souhaite également adoucir l’image que les Marocains ont des musées et des lieux culturels, souvent perçus comme éloignés et peu accueillants. En ouvrant un espace mêlant culture, apprentissage et convivialité, il invite les visiteurs à redécouvrir leur patrimoine dans un cadre accessible et engageant. L’ensemble du projet cherche à créer une expérience immersive, où l’histoire architecturale rencontre les besoins contemporains des étudiants et du public, faisant de la villa un véritable pont entre passé et présent, entre héritage culturel et appropriation citoyenne.

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